Femmes en afghanistan travail scolaire

Le régime imposé par les talibans fut fondé sur un respect strict et littéral d'une certaine vision de l'islam, particulièrement rigoriste. La culture de l'opium est réduite mais les zones contrôlées par les talibans poursuivent une faible partie de leur production, environ 35 tonnes en 2001 selon le PNUCID (Programme des Nations unies pour le contrôle international des drogues)[4] malgré l'interdiction de culture décrétée par le le mollah Mohammed Omar en l'an 2000[5]. C'est un chiffre très faible si on le rapporte aux 150 tonnes d'opium produits cette même année 2001 dans le Badakhshan, province sous contrôle de l'Alliance du Nord (total de 180 tonnes), aux 3 276 tonnes produites l'année précédente, en 2000[6], et aux 8 200 tonnes produites en 2007[7].

L'Afghanistan vivait alors sous la domination de 30 000 à 40 000 talibans, motivés par un retour à la pureté originelle de l'islam. Le « ministère pour la promotion de la vertu et la répression du vice » contrôle tous les aspects de la vie des Afghans.

L'intolérance institutionnalisée [modifier]

Le théâtre, le cinéma et la télévision étaient interdits ; la possession d'appareils photographiques et de magnétoscopes devint illégale. Le ministère de l'Information interdisait aux journalistes étrangers de parler aux femmes, de prendre des clichés et de se promener seuls[8]. Un seul hôtel était ouvert aux reporters occidentaux dans Kaboul. Les relations sexuelles hors mariage étaient prohibées et punies de 100 coups de fouet[8] (cette sentence actualisait littéralement un verset désuet du Coran, le verset 2 de la sourate XXIV, La Lumière[9]). Au nom de l'iconoclasme, les talibans dynamitèrent les statues de bouddhas géants de Bamiyan, vieilles de quinze siècles. La diffusion d'idées « non-musulmanes » était également prohibée. En 2001, les minorités hindoues devaient porter un signe distinctif[10], un morceau d'étoffe jaune[11]. Les talibans brûlaient les instruments de musique et les cassettes, frappaient et emprisonnaient les musiciens, interdisaient la danse. La boxe, comme beaucoup d'autres sports, était prohibée[12]. Chaque jour, la radio des talibans énumérait de nouveaux interdits : peindre en blanc les vitres des maisons pour ne pas voir les femmes à l'intérieur, expéditions punitives pour casser les téléviseurs, magnétoscopes, déchirer les photographies de famille. Les autorités faisaient également vérifier que l'on n'écoutait pas de musique dans les maisons ou au cours des mariages[13]. Les systèmes médicaux et scolaires furent dédoublés en fonction du genre, tout en donnant la priorité aux hommes. La Charia devint la base du droit afghan. Notamment, l'amputation et la lapidation furent parmi des peines appliquées sous les talibans. Toute représentation humaine était illégale, même pour les poupées des petites filles[14]. Les homosexuels étaient condamnés à mort : on faisait s'écraser sur eux un mur, et on utilisait un bulldozer pour achever la peine[14]. Dans les écoles, la moitié du temps était consacrée à la religion. Les cours de sports et d'art furent éliminés des programmes scolaires.

Condition des femmes [modifier]

Les femmes furent exclues du marché de l'emploi, elles devaient être entièrement couvertes par le vêtement traditionnel, la burqa (ou tchadri), et ne pouvaient quitter leur maison qu'accompagnées de leur mari ou d'un parent proche. La burqa était une sorte de tente plissée et opaque, sur laquelle était découpée une grille brodée à la hauteur des yeux. Les femmes refusant ce code vestimentaire étaient fouettées. De même, les hommes devaient porter une barbe d'au moins 10 cm : la longueur était vérifiée dans la rue. Les personnes devaient se raser le pubis et les aisselles[15]. Les femmes jugées pour crimes d'adultère étaient lapidées (enterrées jusqu'au cou, et subissant ensuite des jets de pierre jusqu'à ce que mort s'en suive). L'enseignement secondaire était interdit aux filles. Mais le régime fermait les yeux sur les écoles privées et clandestines[16].


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La militante maroco-tuniso-italienne Hanane Zemali n'a pas participé à la conférence sur le « féminisme islamique » qui s'est tenu le 24 octobre dernier à Rabat (Maroc). Pourtant, elle aurait eu toute sa place dans les débats qui se donnaient comme objectif « de promouvoir une pensée alternative sur la question des femmes en Islam dans les débats contemporains en Occident et dans le monde Musulman ». Elle aurait également pu collaborer au défunt site des « Musulmanes On Line » dont je fus humblement la webmaîtresse, et qui enseignait avec humour à nos s½urs en religion un islam féminin plutôt libéral sur le plan des m½urs sans toutefois déroger aux fondements.

En effet, à 26 ans, notre coreligionnaire a déjà mené une longue lutte pour l'émancipation des femmes musulmanes qui veulent conjuguer leur féminité avec les principes de la religion musulmane. Elle a confié son histoire au site italien TGCOM . Dévoilons sans fausse pudeur cette biographie originale à l'attention de nos lecteurs de langue française.

Hanane vivait avec sa famille marocaine à Tunis. Comme il est de coutume dans les familles traditionalistes, son père et son frère la tenaient cloîtrée, et éloignée des hommes qui ne faisaient pas partie de la famille. A chacune de ses rares sorties, elle portait un voile que ne laissait voir que ses yeux. Son père l'a obligée à arrêter l'école, pour éviter de mauvaises rencontres.

Un beau jour de l'an 2002, alors qu'elle a 20 ans, elle se rend chez l'épicier du quartier. Elle est bien sûr recouverte du tissu réglementaire qui protégeait sa pudeur. C'est alors qu'elle échange un regard avec un bel Italien de 54 ans nommé Massimo. C'est le coup de foudre réciproque, sans qu'on sache si on le doit à Allah ou à Cupidon. En sortant de la boutique, Massimo se hasarde à demander à Hanane son numéro de téléphone portable. Elle n'en avait pas, et elle a donné celui de sa s½ur.

Massimo représente aux yeux de Hanane bien plus qu'un beau garçon. Enfermée à la maison, elle regarde fréquemment les programmes de la télévision italienne, et elle envie les « showgirls » des émissions berlusconiennes de variété. Hanane veut connaître le monde, et en particulier cette Italie si séduisante. Elle confie à TGCOM : « Je rêvais de m'échapper de la Tunisie et je ne suis pas la seule. Mes amies voulaient travailler et être émancipées. Nous avons marre d'être seulement considérées comme des mères de famille. Nous sommes enfermées dans une cage, sans avoir la possibilité de nous exprimer. Peu d'entre nous osent défier les lois et les traditions. »

Massimo réussit à joindre Hanane au téléphone grâce au portable de la s½ur. Des rendez-vous secrets sont organisés entre les deux tourtereaux. La famille d'Hanane découvre le pot aux roses, et décide d'enfermer définitivement la fautive. Mais Hanane réussit à s'échapper de sa prison domestique et se réfugie chez une tante. Elle se fiance en cachette avec Massimo, qui s'est entre-temps converti à notre belle religion d'amour, de paix et de tolérance, car l'islam interdit toute union entre une musulmane et un non-musulman.

Cette prescription religieuse n'est toutefois pas transcrite dans la loi tunisienne, qui est laïque depuis l'indépendance de par la volonté de notre Combattant Suprême feu Habib Bourguiba. Certes, la jurisprudence locale a parfois mis en défaut cette hérésie légale, mais Hanane et Massimo étant tous deux musulmans, ils peuvent se marier au pays de Zine el-Abidine Ben Ali. Non sans difficultés, car l'entourage méprise Hanane, la traite de « prostituée », et tente d'empêcher le mariage d'amour. En vain. En mars 2006, après quatre ans de galère et de démarches, Hanane et Massimo convolent discrètement en justes noces.

Les jeunes mariés décident de s'installer immédiatement en Italie, à Nettuno près de Rome. Elle raconte : « Ici j'apprends ce que signifie d'être une femme et ma bataille pour les droits des femmes est à peine entamée. »

Mais comment mener cette bataille « contre le machisme » d'une manière efficace ? Hanane décide de médiatiser sa cause en posant pour le photographe Alberto Magliozzi . Ce spécialiste des photos d'art et des beaux modèles féminins s'était rendu célèbre en 2002 avec un calendrier qu'il a appelé « Madonne ». Cette reprise du nom que les Italiens donnent à la Vierge Marie mère de Jésus avait provoqué la réaction hostile de l'Eglise catholique rétrograde, machiste, traditionaliste, obscurantiste, réactionnaire et arriérée.

Massimo partage le projet de son épouse, et l'aide à contacter le célèbre photographe. La dizaine de photos artistiques de Hanane Zemali font le tour du web .

Hanane explique son geste qui peut surprendre : « Je me déshabille pour donner un signal fort aux femmes musulmanes. Je voudrais qu'elles aient le courage de se rebeller de leurs pères qui les traitent comme des objets. Notre féminité ne peut pas être réprimée. Beaucoup rêvent de s'échapper. Peu ont le courage de le faire. Je sais que ces photographies ne seront pas bien appréciées par ma famille ou par mes compatriotes. Mais pour beaucoup de femmes, ces photos représentent un cri d'espoir dans ce monde silencieux. »

Malgré ces photos qui peuvent effectivement décontenancer des musulmans coincés par les traditions machistes, ni Hanane ni Massimo ne prétendent vouloir provoquer les croyants ou apostasier leur foi. Bien au contraire, la belle Maugrabine revendique sa conception d'un islam libéré des pesanteurs machistes : « Je suis religieuse, je ne renie pas ma foi musulmane et je prie chaque jour. La soumission des femmes cependant n'a rien à voir avec la doctrine de Mahomet. Je ne fais de mal à personne avec mes photos. Je demande seulement l'égalité des droits et le pouvoir de parler. S'il y avait toutes ces choses sur ma terre, ça irait mieux. »

La belle histoire de Hanane Zemali démontre très clairement qu'un islam moderne est parfaitement compatible avec les droits des femmes et avec les valeurs occidentales d'émancipation et de liberté. Formons l'espoir, avec l'aide d'Allah, que ses v½ux soient exaucés, et que d'autres musulmanes affichent leur foi et leur féminisme aussi naturellement que l'a fait Hanane.

Nos s½urs en religion pourraient cependant objecter que la démarche de notre s½ur tunisoise comporte un aspect un peu discriminatoire : pourquoi Massimo ne s'est-il pas associé totalement au combat féministe et islamique de son épouse, en posant lui-même pour des photos artistiques d'Alberto Magliozzi ? Et, pourquoi pas, en compagnie de sa bien-aimée ? Mais peut-être que d'autres couples musulmans oseront aller encore plus loin dans la défense islamique des droits de l'Homme... et de la Femme.

Rachida Belamour


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Envoyé par Christian DELARUE (non vérifié) on 11. Août 2008 - 21:12.

Condamner les interprétations sexistes de l'islam est nécessaire car le machisme n'est pas une religion !

Refuser le racisme islamophobique (puisque j'appartiens au MRAP) ne suppose pas d'accepter tout ce qui se fait au nom de l'islam dans toutes ses variétés d'interprétation, de l'islam ordinaire ou d'un islam plus "intégriste" (si l'on accepte la formule). Ainsi faut-il aussi condamner les interprétations sexistes ou hypersexistes de l'islam.

Il s'agit au cas présent (1) de l'agression portée par un homme sur une femme qui relevait son voile islamique. C'est inadmissible qu'il ait chaleur suffocante ou pas. . C'est certes inadmissible comme le sont toutes les violences sexistes mais aussi toutes les violences en société. Sur ce dernier point j'estime que les violences de la police sont illégitimes lorsqu'elles portent contre des jeunes manifestement non armés et visiblement soumis à la police. Mais revenons au sujet.

Ce qui importe ici d'être relevé c'est que ce geste peut se réclamer de la religion pour sa justification . Ce qui est particulièrement dangereux . Il faut bien mesurer cette dimension justificatrice très importante. On ne saurait donc ramener pour la taire cette violence aux trop nombreuses violences ordinaires contre les femmes, celles présentes dans toutes les sociétés et dans toutes les couches sociales sous prétexte qu'il ne faut pas diviser la lutte féministe ou nuire à la lutte contre l'islamophobie raciste.

Ce "fait divers" s'inscrit dans une dynamique religieuse et politique internationale particulière qui accroit fortement le sexisme. Le sexisme existe évidemment hors de cette dynamique spécifique mais cette dernière fondée sur une interprétation de l'islam (1) est particulièrement puissante et doit donc être condamnée sans pour autant stigmatiser tous les musulmans.

Christian Delarue

MRAP

1) La pratique de la frappe (moins violente -sic) par un homme est expressément autorisée dans certains cas (bien précis certes) par l'islam ordinaire - non intégriste - ou du moins par des personnes ayant autorité pour interpréter l'islam. Cette interprétation sexiste, estimée douce par ceux qui vont plus loin dans la violence, est également inadmissible.






Les femmes afghanes, poussées à un tel point de désespoir, font parfois le choix du suicide ... à l'opium, pour échapper à la vie de misère que les hommes leur font.
Pas moins de trois femmes par semaine sont soignées pour overdose d'opium à l'hôpital régional. Cela touche surtout les femmes entre 16 et 35 ans. Bien que le médecin essaye de sensibiliser les hommes en leur disant que les femmes ont aussi le droit de choisir leurs maris, l'argument choc est qu'une femme vivante est plus utile qu'une femme morte.
La phrase de fin est terrible : "Mais il reste mon mari. Je suis obligée de l'aimer"

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# Posté le lundi 16 mars 2009 11:13

Yan Bucquoy

Yan Bucquoy
L'espace de liberté se rétrécit sans cesse et l'ordre nouveau, l'ordre noir plane comme une peste au dessus de nos têtes.
Il est certain qu'il n'a pas repris le dessus dans notre réalité quotidienne. Mais soyons persuadés qu'il n'attend qu'un affaiblissement de notre vigilance pour nous prendre à la gorge.
Ne dormons que d'un oeil!
A bas tous les ordres, d'où qu'ils viennent!
# Posté le mardi 26 juin 2007 07:39

yeah

yeah
anarcho-gauchisme!!
# Posté le mardi 12 juin 2007 10:10

MERDE

MERDE
Putain de société fasciste!!!!!!!!!!! Merde on est jeunes, on est libre, on a pas besoin de leur putains de règles!!!
# Posté le mardi 08 mai 2007 15:37

HATE THE POLICE

MOMMY MOMMY MOMMY
look at your son!
you might have loved me,
Now I've got a gun

You better stay out of my way!!!!
I think I had a bad day!
I had a bad day
I had a bad day
I had a bad day

DADDY, DADDY, DADDY
proud of your son
got himself a good job
killing niggers and mexicans
I'll tell you one thing, it's true
YOU CAN'T FIND JUSTICE, IT'LL FIND YOU!!!!!
it'll fing you!
it'll fing you!
it'll fing you!

People tell policemen
They've met their match
Down in them desert sands
Mudhoney won't catch
MUDHONEY HATES POLICEMEN, YES IT'S TRUE
You can't find justice, it'll find you
It'll find you!
It'll find you!
It'll find you!


MOMMY MOMMY
LOOK AT YOUR SON
YOU MIGHT HAVE LOVED ME
I GOT A GUN
YOU'LL BETTER STAY OUT OF MY WAY
I HAD A BAD DAY!!
I HAD A BAD DAY!!
MOMMY I HAD A BAD DAY!!
MOMMY I HAD A BAD DAY!!

I HAD A BAD DAY!!
# Posté le mardi 08 mai 2007 15:35